Un mode de vie qui s'installe

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Presque un mois, il et temps pour nous de reprendre contact. L'île du sud s'est emparée de nous. 25 jours écoulés et tant de choses différentes à raconter. Débarqués à Picton (le 2 janvier dans la nuit) pour commencer un wwoofing le 4, à 200 km à l'ouest nous avions juste le temps de prendre quelques heures pour profiter des sublimes Sounds du Malborought.

Un bref passage par la ville de Nelson dynamique et chaleureuse en cette période d'été. En fin d'après midi nous arrivons au Barn, un camping situé à l'entrée d'Abel Tasman National Park, dans lequel nous avons travaillé pendant 10 jours. Bien que cette expérience fut intéressante, celle-ci ne correspondait pas tout à fait à ce que l'on s'était imaginé : relation strictement professionnelle avec les gérants, pas d'hébergement fourni et nourriture à nos frais en échange de trois heures quotidienne de travail. Ce dernier consistait uniquement au nettoyage des cabines et des pièces communes.

La position et la notoriété nous ont permis de faire de nombreuses rencontres, aussi bien avec les nombreux wwoofeurs (15) que les campeurs d'un soir. Tout ceci dans un cadre paradisiaque : eau turquoise, sable blanc, temps au beau fixe.

Situées à deux pas du parc, plusieurs activités de plein air ce sont offertes à nous pour occuper nos après midi.

Coquille Bay - Abel Tasman track, petit détour pour admirer l'une des douze plages qui longent la mer de Tasman.
Coquille Bay - Abel Tasman track, petit détour pour admirer l'une des douze plages qui longent la mer de Tasman.
Watering Cove - formation rocheuse typique d'Abel Tasman National Park
Watering Cove - formation rocheuse typique d'Abel Tasman National Park

Notre période au Barn étant arrivée à son terme, nous pouvions reprendre notre périple sur la route. Accompagnés cette fois-ci de deux amies rencontrées au camping, Selma une française de Villeurbanne et Jessie une Allemande, nous voilà partis vers la Golden Bay. Au programme, Pupu Spring, une source d'eau mythique pour son histoire et son caractère naturel unique, avant d'enchaîner avec une rando sur le célèbre cordon dunaire nommé Farewell Split et localisé à l'extrême Nord-Ouest de l'île du Sud. Réputée pour son intérêt ornithologique, nous avions tous l'impression d'avoir été parachutés sur une autre planète. La raison de cette drôle de sensation : des centaines de cygnes noirs, marre sortie de nulle part au milieu de grandes étendues de sable, tempête digne du Sahara, le tout entouré d'eau salée. 

Pupu Spring
Pupu Spring

Bien décidés à profiter du site nous continuons vers Wharariki Beach. Là nous admirons les impressionnantes arches rocheuses et nous nous laissons surprendre par une nouvelle colonie d'otaries. Moment amusant, par le jeu des adultes et de l'apprentissage maladroit des petits. Un crochet au Cape Farewell avant de revenir sur nos pas pour dormir au bord de Takaka River. 

Lundi 16 alléchés par une publicité, nous nous sommes essayés à la pêche au Saumon. Un saumon d'élevage certes mais un bon entraînement pour une vraie cession de pêche en pleine nature. De plus le principe de cette pêche nous a permis de déguster notre prise, fumée et cuisinée sur le site. A noter que la saveur et la texture sont bien différentes de ceux pêchés dans l'océan. Tout compte fait, une expérience un peu décevante mais qui aura suscité des rires et la découverte d'un élevage de saumon.

Notre faim assouvie et le plein du van fait il nous manquait plus qu'à prendre la route en réponse à l'appel de la Montagne. En route pour Christchurch nous nous arrêtons donc au coeur du Nelson Lake National Park. Au vu de la météo capricieuse des prochains jours, nous avons opté pour deux ascensions (4/5 heures chacune). La première sur le Mont Robert, d'abord dans le brouillard puis dégagée au sommet, la seconde quant à elle cheminait jusqu'à Parachute Rocks, qui surplombait le lac Rotoiti.

Mont Robert track

Parachute Rock track

Arrivés en bas de la seconde rando, trempés jusqu'aux os, il nous restait plus qu'à prendre un bain dans le lac sous ce déluge. En effet chaque lac ou rivière est prétexte à un bain (comprenez "douche").

Au vu de la météo inchangée et de nos vêtements trempés, nous décidons de fuir la pluie en direction  de Sumner Lake.

Après 36 km de piste (gravel road), nous atteignions notre but, un coin au bord de l'eau en amont du Sumner Lake.

 Le lendemain, on s'improvise berger à travers les montagnes pour ensuite longer Urunui River et finalement atteindre le fameux Sumner lake. 

Retour au camp de base pour la nuit et arrivée dans les environs de Christchurch le jour suivant. Nous retrouvions la pluie pour visiter la troisième plus grande ville de Nouvelle Zélande. Nos avis divergent sur celle-ci. Pour l'un, malgré son style british la ville semblait tristounette et quelque peu vide, par son manque d'animations et ses nombreuses places vides dues au tremblement de terre. POur l'autre, une ville animée en plein regain d'énergie avec une réapropriation des rues de manière très différente. A noter que l'un s'est contenté d'une visite de Christchurch un dimanche sous la pluie. 

 

Pour conclure cet épisode, visite de la Banks Peninsula à l'Est et du bourg d'Akaroa, ancien port d'attache des baleiniers français ... un peu too much la french touch.

 

Pour l'heure nous continuons notre descente vers le sud où albatros, pingouins et autres merveilles de la nature nous attendent . 

 

 

On pense à vous et à l'hiver bien installé, tcha-tchao !