Un mois rythmé par les rencontres

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Déjà un bon mois à raconter. Si on reprend là où on vous a laissé ?!  

Après trois jours au bord du lac Ellesmere à à vrai dire... ne rien faire si ce n'est, soleil et farniente, nous nous apprêtions à reprendre notre descente. Notons tout de même l'épisode de la coupe de cheveux aux ciseaux à ongles (pour Tristan) et la visite de Selma pour une soirée.

 

29 janvier nous longions la côte Est pour atteindre Oamaru dans la soirée – 300km au sud, peu à l'échelle de la France mais beaucoup pour la Nouvelle Zélande. A mi-chemin petite pause pour une ballade et une douche dans une rivière (et oui encore !).

Programme chargé pour le lendemain avec pour commencer, Shag point . Là, nous attendait une Enorme colonie d'otaries à fourrure où la proximité était déconcertante !

Deuxième arrêt à Moeraki Boulder, de drôles de rochers sphériques posés comme des billes de géants.

Puis visite d'Oamaru et de sa vieille rue coloniale (milkshake so delicious).

Pour finir en soirée sur la fameuse colonie de blue pingouins (plus petits manchots du monde) que nous avons pu voir gratuitement et là encore de très près. Ceci sont visibles uniquement au levé et couché du soleil, au départ et retour de leur journée de pêche en pleine mer.

Comme vous le voyez, une bonne journée !

 

Toujours sur la route, nous atteignions Dunedin le jour suivant. La ville écossaise de l'hémisphère sud est comme qui dirait pentue. Il en découle que son urbanisme est plutôt atypique et conserve de beaux bâtiments britanniques.

 Rapide connexion à la réalité (wifi) avant d'entamer la Péninsule d'Otago. Bien que la Péninsule soit réputée (principalement faune marine), nous avons su au court de nos trois jours nous perdre et trouver quelques discrets spots pour découvrir la faune locale, tous gratuits à une exception près . Ainsi nous avons pu approcher une fois encore des otaries à fourrure mais surtout les fameux et impressionnants lions de mer. A cette occasion, nous avons pu assister au jeu de deux jeunes lions (très rapides bien qu'imposants), et presque chatouiller de gros mâles échoués sur la plage (photo à l'appuie).

A chaque haussement de sourcils du fauve, c'était un pas en avant et trois pas en arrière pour Mouth. Autres merveilles de la nature : les manchots à œil jaune ; les plus discrets de la planète. En quête de ceci, c'est après quelques minutes de marche que deux boules blanche nous sont apparues sur la dune. Un instant privilégié à l'heure du crépuscule.  

Enfin nous avons fini en beauté avec la rencontre d'une colonie d'albatros, la seule colonie continentale au monde. A cette occasion nous nous sommes offert un tour pour être au plus proche d'eux. Etant début février, nous n'avons pu pleinement observer la progéniture, car ces derniers venaient de naître. A savoir que leur premier envol se fait huit mois après l'éclosion et qu'ils ne toucheront plus terre pendant leur 5 ou 6 premières années de leur vie ! Plus impressionnant encore leurs ailes possèdent deux articulations ce qui les rends semblables à des ptérodactyles ou de grands voiliers. Les conditions étant favorables (fraîcheur, vent et fin d'après-midi) Tristan a pu « shooter » pendant deux heures durant au point qu'il en a même redemandé le lendemain matin : une bonne chose de faite sur sa bucketlist !

Après toutes ces émotions notre soif de wildlife n'était toujours pas assouvie, changement de plan, direction les Catlins vers des terres encore plus sauvages. Un arrêt sur la route à Tunnel Beach pour observer de drôles de falaises.

En fin d'après-midi nous arrivons à Nugget Point, une place insolite où nous attendait une colonie d'otaries , dominée d'un phare et de « tas de pois » au large.  

La fin de la journée s'est terminée avec un affût aux manchots à œil jaune, très fructueux (une dizaine de retour de pêche).  

Free camp à Purakaunui bay un endroit sauvage et coupé du monde (accessible uniquement par une longue gravel road).

Jour suivant :

 

 

  • Purakaunui Falls

  • Cathedrale Cave

  • Ballade dans l'estuaire de Papatawai

  • Surat Bay

Retour au free camp perdu.

 

 

Avant de retrouver les montagnes, crochet à Surat Bay une fois encore pour dire au revoir aux lions de mer. L'un d'eux a d'ailleurs trouvé les au-revoir difficile et a tenté de nous becqueter !  

Quatre heures de route plus tard nous arrivions dans la région de Crownwell au centre de l'île du sud . Là nous passions 48 heures au bord d'un lac, à pêcher et se reposer (une première pêche bredouille).

Mardi 7 début d'un nouveau wwoofing à Wanaka.

Au cours de ces 10 jours nous avons alterné entre ménage et surtout jardinage chez Sharyn et Jonnie. Sharyn professeure des écoles reconvertie en gérante d'un café-épicerie fine nous a permis de renouer avec la vie sédentaire entre confort et plats cuisinés délicieusement (après un mois sur la route). Travaillant pour la plupart de notre temps à l'entretien paysager de son café nous avons pu nous démarquer avec notre french touch de jardinier au point d'être appelés « my french gardeners » et qu'elle nous propose de rester deux jours de plus gratuitement (sans travailler). Le Florence café étant très réputé, Sharyn nous a présenté à plusieurs personnes notamment à une architecte paysagiste qui nous a proposé de la rejoindre à Taupo, un nouveau pied à terre sur la route du retour.

 

Sur notre temps libre, nous nous sommes surtout reposés, avouons-le ! Les seules randos que nous avons pu faire : le Mont Iron ( 252m ) et Roys Peak (1700 m ) cette dernière pour le coup valait vraiment le détour – deux heures de montée pour atteindre un point de vue à 360° sur les chaînes de montagnes fraîchement enneigées et le lac Wanaka.  

Après une Saint Valentin originale – 5 couples de soixantenaires et un délicieux repas (dégustation de camembert et autres fromages avec le café) – nous quittions le 16 février Sharyn et le Florence Café pour trois jours dans la montagne au cœur du Mont Aspiring National Park.

Au programme sac à dos, camping, glacier, rivière bleue turquoise, vaches allaitantes, moutons et diverses ascensions vers les sommets.  

Premier jour : marche vers le Rob Roy glacier, montée tranquille en forêt pour atteindre un panorama sur celui-ci et les chutes d'eau qui en découlent. Puis marche en fond de vallée pour atteindre le camping.  

Deuxième jour : randonnée plus sportive vers un sommet à 1600 m à travers une fois encore la forêt, mais cette fois-ci plus escarpée au point d'être à la limite de l'escalade. Première entrevue avec le Kea , le seul perroquet des montagnes au monde, et du rouge gorge néo-zélandais, présent uniquement sur l'île du sud. Descente, bain dans les rivière gelées et nuit au camping avant de rejoindre l'arrivée et le van.  

Retour une fois encore par une gravel road, celle-ci étant gentillement parsemée d'une 15 aine de ruisseaux plus ou moins gros (sans ponts) et au milieu de plusieurs troupeaux de bétail.

Un arrêt lessive obligatoire au bord d'une rivière grandiose.

De nouveau deux jours au bord de la rivière Clutha river, à recharger les batteries et pêcher – bredouille une nouvelle fois mais avec tout de même une belle touche – avant de rejoindre Queenstown. Queenstown capitale mondiale des sports extrêmes, est une ville très dynamique de jours comme de soirée. Du fait de son mode de vie à l'européenne, nous avons préféré nous éloigner pour la nuit et randonner le long du lac le jour suivant.  

De là, le 21 février, nous nous apprêtions à retrouver nos parents (Manu, Nathalie et Laurent) pour vivre une toute autre aventure !

 

 

On pense fort à vous malgré nos prises de contact irrégulières – big bisous tchao !  

Un mode de vie qui s'installe

newsletter 6

Presque un mois, il et temps pour nous de reprendre contact. L'île du sud s'est emparée de nous. 25 jours écoulés et tant de choses différentes à raconter. Débarqués à Picton (le 2 janvier dans la nuit) pour commencer un wwoofing le 4, à 200 km à l'ouest nous avions juste le temps de prendre quelques heures pour profiter des sublimes Sounds du Malborought.

Un bref passage par la ville de Nelson dynamique et chaleureuse en cette période d'été. En fin d'après midi nous arrivons au Barn, un camping situé à l'entrée d'Abel Tasman National Park, dans lequel nous avons travaillé pendant 10 jours. Bien que cette expérience fut intéressante, celle-ci ne correspondait pas tout à fait à ce que l'on s'était imaginé : relation strictement professionnelle avec les gérants, pas d'hébergement fourni et nourriture à nos frais en échange de trois heures quotidienne de travail. Ce dernier consistait uniquement au nettoyage des cabines et des pièces communes.

La position et la notoriété nous ont permis de faire de nombreuses rencontres, aussi bien avec les nombreux wwoofeurs (15) que les campeurs d'un soir. Tout ceci dans un cadre paradisiaque : eau turquoise, sable blanc, temps au beau fixe.

Situées à deux pas du parc, plusieurs activités de plein air ce sont offertes à nous pour occuper nos après midi.

Coquille Bay - Abel Tasman track, petit détour pour admirer l'une des douze plages qui longent la mer de Tasman.
Coquille Bay - Abel Tasman track, petit détour pour admirer l'une des douze plages qui longent la mer de Tasman.
Watering Cove - formation rocheuse typique d'Abel Tasman National Park
Watering Cove - formation rocheuse typique d'Abel Tasman National Park

Notre période au Barn étant arrivée à son terme, nous pouvions reprendre notre périple sur la route. Accompagnés cette fois-ci de deux amies rencontrées au camping, Selma une française de Villeurbanne et Jessie une Allemande, nous voilà partis vers la Golden Bay. Au programme, Pupu Spring, une source d'eau mythique pour son histoire et son caractère naturel unique, avant d'enchaîner avec une rando sur le célèbre cordon dunaire nommé Farewell Split et localisé à l'extrême Nord-Ouest de l'île du Sud. Réputée pour son intérêt ornithologique, nous avions tous l'impression d'avoir été parachutés sur une autre planète. La raison de cette drôle de sensation : des centaines de cygnes noirs, marre sortie de nulle part au milieu de grandes étendues de sable, tempête digne du Sahara, le tout entouré d'eau salée. 

Pupu Spring
Pupu Spring

Bien décidés à profiter du site nous continuons vers Wharariki Beach. Là nous admirons les impressionnantes arches rocheuses et nous nous laissons surprendre par une nouvelle colonie d'otaries. Moment amusant, par le jeu des adultes et de l'apprentissage maladroit des petits. Un crochet au Cape Farewell avant de revenir sur nos pas pour dormir au bord de Takaka River. 

Lundi 16 alléchés par une publicité, nous nous sommes essayés à la pêche au Saumon. Un saumon d'élevage certes mais un bon entraînement pour une vraie cession de pêche en pleine nature. De plus le principe de cette pêche nous a permis de déguster notre prise, fumée et cuisinée sur le site. A noter que la saveur et la texture sont bien différentes de ceux pêchés dans l'océan. Tout compte fait, une expérience un peu décevante mais qui aura suscité des rires et la découverte d'un élevage de saumon.

Notre faim assouvie et le plein du van fait il nous manquait plus qu'à prendre la route en réponse à l'appel de la Montagne. En route pour Christchurch nous nous arrêtons donc au coeur du Nelson Lake National Park. Au vu de la météo capricieuse des prochains jours, nous avons opté pour deux ascensions (4/5 heures chacune). La première sur le Mont Robert, d'abord dans le brouillard puis dégagée au sommet, la seconde quant à elle cheminait jusqu'à Parachute Rocks, qui surplombait le lac Rotoiti.

Mont Robert track

Parachute Rock track

Arrivés en bas de la seconde rando, trempés jusqu'aux os, il nous restait plus qu'à prendre un bain dans le lac sous ce déluge. En effet chaque lac ou rivière est prétexte à un bain (comprenez "douche").

Au vu de la météo inchangée et de nos vêtements trempés, nous décidons de fuir la pluie en direction  de Sumner Lake.

Après 36 km de piste (gravel road), nous atteignions notre but, un coin au bord de l'eau en amont du Sumner Lake.

 Le lendemain, on s'improvise berger à travers les montagnes pour ensuite longer Urunui River et finalement atteindre le fameux Sumner lake. 

Retour au camp de base pour la nuit et arrivée dans les environs de Christchurch le jour suivant. Nous retrouvions la pluie pour visiter la troisième plus grande ville de Nouvelle Zélande. Nos avis divergent sur celle-ci. Pour l'un, malgré son style british la ville semblait tristounette et quelque peu vide, par son manque d'animations et ses nombreuses places vides dues au tremblement de terre. POur l'autre, une ville animée en plein regain d'énergie avec une réapropriation des rues de manière très différente. A noter que l'un s'est contenté d'une visite de Christchurch un dimanche sous la pluie. 

 

Pour conclure cet épisode, visite de la Banks Peninsula à l'Est et du bourg d'Akaroa, ancien port d'attache des baleiniers français ... un peu too much la french touch.

 

Pour l'heure nous continuons notre descente vers le sud où albatros, pingouins et autres merveilles de la nature nous attendent . 

 

 

On pense à vous et à l'hiver bien installé, tcha-tchao !